Tu es partie si vite.
J'ai appris que tu étais à l'hopital. J'ai passé le reste de cette affreuse journée dans ma chambre, songeant à tout ce qui nous rapprochait. Tu m'avais dit qu'on ne serait jamais séparées, et tu ne m'avais jamais menti, Cha, alors au fond de moi, j'y croyais encore tu sais...
Le lendemain, je n'ai pas au la force d'aller en cours, j'ai passé la nuit à pleurer, effrayée par la persepective de ne plus t'avoir près de moi.
Ta Maman a appellé la mienne. A son visage horrifié, j'ai compris. Je n'ai pas eu besoin de plus, son regard disait tout. Ca m'a rendu malade. Ce n'était pas possible ! Pas toi ! Tu parlais toujours d'avenir... Tu ne serais pas partie sans réaliser tes rêves avant !
Je ne réalise pas encore. J'y croirais peut-être quand je ne recevrais plus tes appels nocturnes pour me raconter ta journée ou ta dernière conversation avec Lucas, quand tu ne me demanderas plus de poster des commentaires sur ton blog, quand je n'apercevrais plus ta silhouette à la sortie du collège, lorsqu'on ne se chamaillera plus à propos d'idioties...
Oui, là, je réaliserai...
Ces petits détails qui m'agaçaient chez toi me manquent atrocement...
Tu es ma meilleure amie et dans mon coeur à jamais.
Je ne me rendais pas compte à quel point j'avais besoin de toi...
Je t'aime, Cha.
Lily